Mardi 20 janvier 2009

 

Depuis des mois, des rumeurs faisaient état de la colère croissante de la population musulmane face à ce qu’elle considérait comme une expansion sioniste intolérable car en ce vendredi - jour de Shabbat - de septembre 1929, des rabbins

Depuis des mois, des rumeurs faisaient état de la colère croissante de la fière population musulmane excédée. Cette colère était née dans le village de la Déclaration Balfour de 1917, qui préconisait par pure provocation, l’établissement en Palestine d’un foyer national juif.

Or, aux yeux de nos frères et sœurs arabes, dont les ancêtres vivaient en Terre sainte depuis l’époque du Prophète, c’était un formidable et intolérable affront.

La terre qu’ils avaient cultivée courageusement sous un soleil de plomb pendant tant de siècles allait être revendiquée, voire même confisquée par les sionistes et par leurs protecteurs britanniques, débarqués à la fin de la Grande Guerre pour mettre la Palestine sous mandat.

Les Britanniques avaient gouverné cette « colonie » comme toutes les autres, en s’efforçant de plaire et de complaire aux deux camps.

Cette recette les avait menés au désastre : les tensions entre les Juifs et nos frères et sœurs Arabes n’avaient cessé d’augmenter au fil des ans. De nombreuses et sanglantes escarmouches n’avaient cessé de se produire, le plus souvent autour des lieux où les Juifs voulaient bâtir leurs synagogues et leurs écoles religieuses.

Les sionistes étaient notamment décidés à exercer coûte que coûte leur « droit de prière » au pied du Mur des lamentations de Jérusalem, car, « il y allait de l’essence de leur foi ».

A midi, l’heure du Shema, ils étaient près d’un millier à lire à haute voix les Ecritures devant la haute muraille de pierre brunie par le soleil.

Les heurts commencèrent avec nos fiers frères arabes et de nombreux blessés se comptèrent par dizaines.

Le soir même, les chefs du Yishouv - la communauté juive de Palestine - se réunirent. Ils reconnurent qu’un élément vital avait fait défaut à leur manifestation pourtant planifiée avec soin : la connaissance préalable des affrontements.

L’un des participants s’exprima au nom de tous : « Reportons-nous aux Ecritures. Depuis le roi David, la survie de notre peuple s’est toujours fondée sur la qualité du renseignement ».

Puisque les sionistes voulaient continuer à exercer leur droit de prière au pied du Mur et qu’ils ne voulaient plus dépendre des Britanniques pour leur sécurité, ils fondèrent une milice sioniste : la Haganah chargée, notamment, de jeter le discrédit sur la population arabe en recrutant certains de nos frères qui se méprirent gravement, en espionnant pour le compte de l’ennemi sioniste.

C’est la création de la Haganah qui sera à l’origine de toutes les histoires qui ont incendié la Palestine jusqu’à nos jours avec ces massacres injustifiables du peuple de Gaza.

C’est la Haganah qui a forgé les esprits juifs en formatant chez pratiquement chaque juif un sioniste alors, que mon Dieu, bien avant avant 1929, sous le gouvernement de nos frères ottomans, juifs et arabes coulaient des jours heureux en Palestine, ou plutôt dans la province ottomane de « Syrie ».

Plusieurs centaines de milliers de nos frères et sœurs arabes, de musulmans et de chrétiens, vivaient en Judée, en Samarie, en Galilée, dans la future Palestine. Tout le monde faisait bon voisinage avec leurs voisins juifs qui parlaient même l’arabe, ce qui en faisait de bons citoyens juifs comme il en existe, encore de nos jours de Vichy à Villejuif, de Villejuif à Vichy, à l’aube de cette année 2009.

C’est ainsi que furent recrutés pour la Haganah des colporteurs arpentant le quartier arabe de Jérusalem, des petits cireurs de chaussures habitués à offrir leurs services aux officiers mandataires, mais, aussi, et c’est une honte, des étudiants du prestigieux collège arabe de Rouda, des professeurs et des hommes d’affaires, bref, une large composante de la société civile arabe.

Chaque sioniste était incité à recruter un « espion » arabe et à partager ensuite avec ses frères sionistes les informations ainsi recueillies. Et de fil en aiguille, les sionistes du Yishouv en vinrent à récolter des renseignements importants sur nos frères et sœurs Arabes mais aussi sur les Britanniques qui furent incapables d’assurer la sécurité de nos frères arabes et aussi des juifs.

Si les britanniques avaient pris leurs responsabilités en matière de sécurité pour tous les habitants de Palestine, la milice sioniste Haganah n’aurait certainement pas vu le jour, la Palestine serait terre où domineraient nos minarets.

Depuis 1933, l’exode des Juifs allemands vers la Palestine s’amplifia et, vers 1936, les Juifs en vinrent à représenter un tiers de la population.

Nos frères Arabes réagirent comme ils le faisaient naguère : du haut de cent minarets, les muezzins appelèrent leurs fidèles à « rejeter les sionistes à la mer »  (Gordon Thomas, histoire secrète du Mossad de 1951 à nos jours, - Point - traduit de l‘anglais par Robert Tézenas et Mickey Gaboriaud).

De chaque mafafeth - lieu de conseil des dignitaires de nos frères arabes - s’élevèrent les mêmes protestations rageuses : « Ne laissons pas les Juifs nous dépouiller de notre terre, ni les Britanniques leur fournir des armes et les entraîner ».

Les colons européens s’entêtèrent à essayer d’apaiser les deux camps et ils échouèrent.

En 1936, les escarmouches successives dégénérèrent en un soulèvement de nos frères et sœurs arabes à grande échelle, à la fois contre les Britanniques et contre les sionistes.

La révolte fut très durement réprimée.

Les Juifs comprirent à cette occasion que, tôt ou tard, nos frères et sœurs arabes se soulèveraient de nouveau.

C’est ainsi que des Juifs affluèrent des quatre coin du pays pour s’engager dans la Haganah qui se mit à étendre son réseau d’informateurs au sein de certains de nos frères, malheureusement, arabes qui firent preuve d’une immense faiblesse quant aux conséquences pour les générations futures.

Et c’est Ben Gourion qui fut l’artisan du renforcement féroce de la Haganah, notamment en développant son réseau de renseignement et de nouveaux informateurs furent ainsi recrutés, semant la zizanie au sein de nos frères arabes, une unité de contre-espionnage fut également constituée pour démasquer les Juifs collaborant avec les Britanniques et les Juifs communistes et dissidents.

Frères et sœurs musulmans, c’est dans la politique sioniste de la Haganah que résident les maux qui se sont abattus sur la Palestine et c’est du Mur des Lamentations que sont parties les provocations des sionistes qui ont acheté lopin de terre après lopin de terre dépeçant ainsi la Palestine.

Frères et sœurs, renforcez vos liens et votre foi dans le nationalisme palestinien car jamais, jamais il n’y aura de paix entre les sionistes et nos frères et sœurs de Palestine. Il ne peut y avoir de paix entre deux nationalismes antagonistes. Ils n’ont qu’à raser toutes les maisons de Gaza, si cela leur fait plaisir.

Mais Dieu veille au grain. Dieu est grand et Mahomet est son prophète.

Depuis les tueries de Gaza 2009, la coexistence est devenue absolument impossible. Ceux qui tendront la main à l’ennemi seront des traîtres et Dieu qui est grand vous facilitera votre ascension au ciel si vous ne le trahissez pas.

Frères et sœurs, remettez-vous à étudier le génie mystique de Mahomet, prophète d’Allah. Rappelez-vous qu’il naquit d’une famille très pauvre, devenu orphelin tout jeune, il dut travailler durement pour gagner sa vie. Nos ennemis disent qu’il connut une existence mouvementée de brigand, qu’il attaquait les caravanes, qu’il les dépouillait de leurs biens et qu’il exécutait les marchands mais pour loger ses compagnons pauvres, il attaqua les Juifs de Médine, puis ceux des communautés voisines.

Le prophète était peut-être un illettré, peu importe mais il était surtout doué d’une intelligence vive car la protection divine était sur lui.

Défendons la parole de Dieu, défendons ligne par ligne chaque sourate.

Retournons à nos études, voyons comment le prophète prêcha la guerre sainte contre tous les infidèles.

Rappelez-vous, frères et sœurs que le guerrier tué au combat monte directement au paradis et que vos ancêtres arabes ont combattu avec fougue et fanatisme.

Car seul le fanatisme renforce l’adhésion avec les masses d‘une seule nation, seul le fanatisme forge le caractère des combattants d‘un seul peuple, seul le fanatisme du culte d’un seul chef intellectuel doit nous animer d’une seule foi intraitable !

Villejuif, le 20 janvier 2009. Marc-Claude de Portebane

Par Marc-Claude de Portebane
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